Optimiser son stockage : ranger, c’est décider
Un entrepôt bien rangé n’est pas un entrepôt joli. C’est un entrepôt où le produit que vous vendez le plus se trouve le plus vite.
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Quand on lance une boutique, on pense catalogue, photos, publicité. Le stock arrive après, souvent dans un garage, et il tient jusqu’au jour où il ne tient plus. Ce jour-là, le problème n’est presque jamais le manque de place : c’est le manque de méthode.
Le classement par rotation avant le classement par famille
Le réflexe naturel est de ranger par gamme : les t-shirts ensemble, les accessoires ensemble, les nouveautés ensemble. C’est logique pour l’œil, et coûteux pour les jambes.
Le classement qui fait gagner du temps est celui de la rotation : les références qui partent le plus souvent se placent au plus près du poste d’emballage, à hauteur de main. Celles qui dorment vont en hauteur, ou au fond. Dans la plupart des catalogues, une minorité de références représente la majorité des commandes — c’est sur elles que se joue le temps de préparation.
Une référence sans code n’existe pas
Tant qu’un produit est identifié par son nom, il y aura deux personnes pour l’appeler autrement, et un jour un écart d’inventaire que personne ne saura expliquer.
Un code unique par référence — un SKU — règle trois choses d’un coup : on sait ce qui entre, ce qui sort, et ce qui revient. C’est aussi ce qui permet de rapprocher un stock physique d’un stock affiché en ligne, donc d’arrêter de vendre ce qu’on n’a plus.
- Un code par variante, pas par produit : une taille est une référence
- Un code qui ne change jamais, même si le nom commercial change
- Le code sur l’étiquette, sur l’emplacement, et dans la boutique en ligne
L’espace se paie au réel, le désordre aussi
Un stock mal organisé occupe plus de volume qu’il n’en a besoin : des cartons à moitié vides, des palettes montées à mi-hauteur, des retours empilés en attendant qu’on s’en occupe.
C’est un coût direct quand le stockage se facture à l’espace réellement occupé, et un coût indirect toujours : ce qu’on ne retrouve pas, on le rachète.
Chez Log and Go, l’inventaire d’entrée et la création des SKU se font avant la première expédition, pas après. C’est le moment le moins agréable de la mise en route, et celui qui décide de tout le reste.


